Voter NFP

03/07/2024

Réponses à eux :

Je vois de multiples posts défiler sur les réseaux, à côté de photos de la Place de la République le soir du 30 juin, après l'annonce des résultats des dernières élections législatives de 2024 : "On voit des drapeaux algériens et palestiniens partout, mais aucun drapeau français, cela fait le jeu du Rassemblement National". Je ne saurai être d'accord. Il me semble important d'aborder la question de la fierté nationale, du patriotisme, de la revendication du drapeau tricolore et des valeurs françaises dans la politique du Nouveau Front Populaire.
Reprenons la conception deleuzienne de l'échiquier politique. Voter à droite : "c'est comme une adresse postale : partir de soi, de la rue où l'on est, de la ville, le pays, les autres pays et de plus en plus loin." Il affirme qu'en tant que privilégié•e, vivant dans un pays riche, la question que l'on se pose c'est : "comment faire pour que cela dure ?". Voter à gauche c'est alors l'inverse, c'est "voir d'abord le pourtour" : "D'abord le monde, le continent (mettons : l'Europe), la France, etc. etc., la rue de Bizerte, moi.". Il affirme : "Être de gauche c'est savoir que les problèmes du tiers-monde sont plus proches de nous, que les problèmes de notre quartier".
Ainsi, la gauche, la NFP, ne renie pas la France, nous sommes la France. Nous l'aimons, mais cet amour ne saurait jamais être exclusif, il ne saurait nous rendre insensible aux sorts des pays qui nous entourent, du monde dans son ensemble. Parce que voter NFP c'est avoir conscience que l'on ne vote pas seulement pour soi, mais également pour les autres. Car nous sommes Français•es, mais nous aussi aussi Palestinien•nes, Ukrainien•nes, Arabes, Péruvien•nes… Nous sommes Asiatiques, Africain•es, Américain•es, autant qu'Européen•nes. Nous avons une culture et mille autres à la fois. Nous sommes la multiplicité du cosmos enfermée dans un bulletin de vote.
Nous ne refusons pas le drapeau tricolore, nous nous distançons de l'utilisation instrumentale qu'en a fait l'extrême droite. Nous ne refusons pas le patriotisme, la fierté nationale, nous refusons ce que ces mots signifient dans le champ médiatico-politique, dans les éléments de langage de l'extrême droite. Nous refusons qu'ils soient synonymes de racisme, de xénophobie, de haine de l'autre, de panique morale, d'exclusion. Nous brandirons fièrement nos drapeaux, lorsque la France sera enfin une terre d'accueil sécurisée pour toutes les minorités, une terre de mixité et de partage.
L'extrême droite a sclérosé ces notions, elle a parjuré notre drapeau, pourtant nous nous le réapproprions, lentement, à force de lutte et de combat. A celleux qui disent qu'ils n'en n'ont pas vu Place de la République dimanche soir, je dis qu'ils n'ont pas été assez attentif•ves, car il y en avait. Certes peu nombreux, mais ils étaient là, brandis fièrement, et si nous gagnons, ils se multiplieront et seront accompagnés de dizaines d'autres drapeaux.

  • A celleux qui affirment qu'on ne peut pas seulement voter contre quelque chose

Certes, voter NFP c'est voter contre beaucoup de choses : contre le capitalisme ; contre l'oppression des minorités ; contre la régression de nos droits fondamentaux ; contre la privatisation de l'audiovisuel public ; contre l'anéantissement de nos institutions ; contre le climatoscepticisme et les politiques anti-écologiques ; contre la destruction de notre démocratie ; contre les discriminations (sociales, de genre, classe, race, sexe, religion, langue…) ; contre l'avènement du fascisme et sa prolifération ; contre la haine, le racisme, l'homophobie, l'antisémitisme (contrairement à ce qu'affirme les médias) et la guerre.
Mais voter NFP ça n'est pas seulement voter contre, c'est également voter pour :
> pour l'économie : pour l'indexation des salaires de manière proportionnelle ; pour la fin des super-profits et des paradis fiscaux ; pour le rétablissement de l'ISF ; pour la mise en place d'une Exit Tax pour les ultra-riches tentés de fuir à l'étranger ; pour l'augmentation des salaires (et notamment du SMIC à 1600€) ; pour le blocage des prix (sur les biens de première nécessité : alimentation, énergie et carburant) ; pour une caisse d'aide à la transition pour les agriculteurices ;
> pour l'écologie : pour une bifurcation écologique sérieuse avec, par exemple, la création de nouvelles infrastructures pour les énergies renouvelables ; pour l'arrêt des pesticides ;
> pour la politique : pour la pérennité des médias indépendants, des pouvoirs intermédiaires (assemblées, indépendance des médias) qui sont les véritables piliers de notre démocratie ; pour que l'audiovisuel public demeure public ;
> pour la société : pour les droits des minorités, le droit d'exister ; pour la paix ; pour la multiplication des services publics (santé, travail, transports…) ; pour la reconstruction de l'hôpital public et la fin des déserts médicaux ; pour la gratuité des transports et des cantines et de l'école en générale (fournitures, manuels, activités périscolaires…) ; pour la semaine à 32h.


  • A celleux qui sont persuadé•es que le programme du NFP est irréalisable

Le programme du NFP est validé par de nombreux•ses économistes sérieux•ses et reconnu•es : Julia Cagé, Thomas Piketty, Gabriel Zucman, ou encore la Prix Nobel d'économie Esther Duflo. De plus, il s'agit du seul programme chiffré des législatives.

« Mais alors, comment financerons-nous toutes leurs réformes ? »
Tout simplement en allant chercher l'argent là où il est, pas dans les poches des étudiants, ni des travailleurs, ni des chômeurs, ni des retraités, mais chez les ultra-riches et dans les niches fiscales. Parce qu'il est scandaleusement injuste que leur profit ne bénéficie qu'à eux, et non pas à la société entière, qu'ils se permettent de vivre dans l'opulence la plus indécente, alors que d'autres meurent de faim, de froid et de fatigue tous les jours dans nos rues.
Voici un exemple de mesures qui permettraient, à elles seules, de reconstruire l'hôpital public, refonder l'éducation, la gratuité des transports, la hausse des salaires, la pérennité des services publics… :
> rétablissement de l'ISF : 4,5 milliards € /an
> mise en place de l'Exit Tax (sur les résidences à l'étranger, pour ces riches tentés de fuir la France à cause des taxes) : 1,9 milliards € /an
> réaliser un audit des niches fiscales et supprimer celles qui sont inefficaces / injustes / polluantes : 200 milliards € /an


  • A celleux qui n'aiment ni "les extrêmes", ni Jean-Luc Mélenchon

Rejetons le discours médiatique de ces dernières années (notamment de ces derniers mois) et qui visent à renvoyer dos à dos "les extrêmes" juste pour un instant et examinons les valeurs que prônent ces deux extrêmes, soit disant comparables :

Extrême gauche
 > Société sans classe sociale
 > Rejet du capitalisme et de l'économie de marché
 > Abolition du salariat et de la propriété privée lucrative
> Anticolonialisme
> Accès inconditionnel à l'alimentation / logement / culture / soins / éducation, et à disposer de son corps
> Liberté de culte / genre / orientation sexuelle
 > Révolution plutôt que réforme

Extrême droite
>  Politique autoritaire cherchant la soumission et l'obéissance de sa population, souvent par la peur
 > Nationalisme et xénophobie revendiquée
 > Auto-proclamation "anti-système"
 > Remise en cause de l'ensemble des institutions civiles, administratives, économiques et religieuses
 > Valeurs conservatrices de la tradition et de la famille (hétéronormative)
 > Rejet de toute différence

Il s'agit de projets de société profondément antithétiques, aucunement comparables. Pour résumer : l'un pour la liberté absolue, l'un pour la répression violente et totale.

Au-delà de cette différence ontologique entre les deux partis, les médias et le champ politique ont eu la fâcheuse tendance de ranger derrière "extrême gauche" tous les partis de gauche et notamment la France Insoumise, sous prétexte que ses membres étaient radicaux•les. Or, le Conseil d'Etat (qui, comme son nom l'indique, n'est pas une assemblée de wokistes-communautaro-bolcheviks, mais bien la juridiction la plus élevée dans l'ordre administratif français) a déclaré qu'hormis le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou, tous les partis qui forment le NFP sont de gauches et non d'extrême gauche (soit le PCF, le PS, les Écologistes et cela inclut aussi LFI). Le RN, lui, est bien d'extrême droite.

 Quant à Jean-Luc Mélenchon, qui est devenu ces derniers mois le nouveau "Diable de la République" dans un complet renversement des valeurs, nous venons d'établir que son parti n'est pas d'extrême gauche, mais bien de gauche. De plus, le NFP n'est pas le parti de Mélenchon et n'est aucunement dirigé par lui. Il s'agit d'une coalition réunissant les partis de gauche cités précédemment (PCF, PS, Écologistes, NPA) dont la FI fait partie. Se priver de la FI, c'est non seulement prendre le risque d'éparpiller les votes, mais c'est également se priver d'une très large partie de l'électorat français, notamment vis-à-vis de la jeunesse et des quartiers. On se rappellera les résultats des dernières présidentielles où Mélenchon est arrivé troisième lors du premier tour avec 21,95% des voix, soit plus de 7 millions d'électeurs, moins de 2% derrière Marine Le Pen (à 23,15%).

De plus, non seulement Jean-Luc Mélenchon ne se présente même pas aux élections législatives, mais il a aussi promis qu'il ne s'imposera pas en tant que premier ministre si le NFP devait gagner les élections, mais que ce choix serait fait par une décision commune de l'ensemble des partis composant la coalition. Dès lors, il semble disproportionné de juger tout un parti, composé de centaines de représentants, sur le seul fait qu'un homme, en son sein, ne nous plaît pas. L'inimitié que l'on peut ressentir envers n'importe quel membre de cette coalition est-elle une justification pour un vote haineux, raciste, xénophobe et j'en passe ? On ne voterait plus pour construire quelque chose, pour un avenir, mais purement et simplement contre (et non pas contre des idées, mais contre UN homme).

  • A celleux qui pensent qu'on n'a jamais essayé le RN

Sans parler tout de suite du IIIe Reich, d'Hitler ou des fascistes, plusieurs pays en Europe autour de nous font en ce moment même "l'essai de l'extrême droite" et tous ont pris les mêmes directions. Il faut comprendre que la France ne fera pas exception à la règle ; lorsque l'extrême droite arrive au pouvoir, son fonctionnement et sa ligne directrice sont toujours les mêmes :


Hongrie
 
> baisse d'impôts pour les multinationales
> augmentation du temps de travail
 > facilitation du licenciement
 > régionalisation du salaire minimum
 > renforcement des législations anti avortement, les femmes souhaitant avorter sont obligées d'écouter les battements de coeur du foetus
 > politique de discrimination envers la communauté LGBTQIA+
 > interdiction de la "promotion" de l'homosexualité et du changement de genre

Italie
> suppression de l'équivalent du RSA 
 > autorisation des groupes anti IVG à entrer dans les cliniques
 > combat contre la reconnaissance des familles homoparentales

Pologne
 > fin du droit à l'IVG
 > mise en place de « zones sans LGBT»
 > le président s'oppose a la législation du mariage homosexuel et mène des campagnes de diffamation contre la communauté LGBT


Partout
 > mise en place de politiques racistes, avec une politique d'immigration excessive
 > changement des règles législatives et constitutionnelles pour rester au pouvoir
 > attaques des médias indépendants
 > déclenchement de vagues de violences sexistes, racistes, antisémites, islamophobes, homophobes, et transphobes


  • A celleux persuadées que le RN a changé

Que l'on veuille l'entendre ou non, le Rassemblement National (rebaptisé en 2018, mais originellement Front National) fut fondé en octobre 1972 par plusieurs personnes ayant combattu les résistants ou soutenu activement le Maréchal Pétain.
Par exemple : Léon Gaultier, ancien SS, secrétaire général à l'information du gouvernement de Pétain, il combat sous l'uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer ; Pierre Bousquet, ancien SS, caporal de la division SS Charlemagne, il fait parti des 300 Français ayant combattu à Berlin en avril 1945 pour protéger le bunker d'Hitler ; Roland Gaucher, ancien milicien, responsable des Jeunesses nationales populaires, un mouvement de jeunesse collaborationniste.

De plus, Marine Le Pen, bien qu'elle affirme s'être émancipée de son père (malgré le fait qu'elle perpétue son parti), reste la fille de Jean-Marie Le Pen, surnommé "le Diable de la République". Il s'agit d'un homme ayant combattu en Algérie dans des milices d'extrêmes droites ultra-violentes, ayant commis des tortures, qui a été condamné à de multiples reprises pour antisémitismes (il affirme notamment que les chambres à gaz sont des "détails de l'Histoire") ou appels à la haine raciale (il prône, par exemple, les théories de l'inégalité des races et de la suprématie blanche comme des faits avérés). Rappelons, par ailleurs, que Jordan Bardella a affirmé qu'il ne "croit pas que Jean-Marie Le Pen soit antisémite", malgré ses multiples condamnations par la justice française.

Un tel héritage est difficilement outrepassable. Difficile d'imaginer comment Marine Le Pen a pu s'en émanciper, alors même qu'elle (et les autres représentants de son parti) refuse(nt) de le reconnaître. Cet héritage est d'ailleurs clairement visible dans les votes du Rassemblement National, que ce soit au Parlement Européen ou aux Assemblées législatives françaises. ↓


  • A celleux qui sont persuadé•es que le RN est "le parti du peuple"


Petit florilège des votes RN au Parlement européen :


Contre

> la déclaration de l'Europe comme une zone de liberté pour les LGBTQIA+
> la reconnaissance des injustices commises envers les personnes noires et de couleur
 > l'exigence de l'égalité salariale entre femmes et hommes
 > le remboursement des soins médicaux des femmes atteintes du cancer du sein
 > l'accès à l'avortement gratuit et légal pour toutes les femmes de l'UE
 > un rapport qui condamne toutes les formes de violence à l'égard des femmes
 > un plan de lutte contre les violences sexuelles et sexistes au sein des institutions
 > la condamnation de l'interdiction de l'IVG en Pologne
 > une résolution visant à accélérer la réduction des écarts de salaire entre femmes et homme en UE
  > la création de salaire minimaux en Europe
 > la proposition de sortie du marché européen de l'électricité (à l'origine de l'augmentation des factures d'électricité)
 > la taxation des superprofits
 > la taxation des grandes fortunes
  > la revalorisation du personnel soignant

Abstention

> un plan de lutte contre le harcèlement sexuel
 > la lutte contre les discours de haine à l'égard des personnes LGBTQIA+
 > l'égalité des droits pour les personnes handicapées
 > un plan de lutte plus général contre les discriminations


Leur vote ne s'arrête pas seulement au Parlement européen, mais se poursuit dans nos assemblées, où la ligne directrice du parti demeure la même :


Assemblées : 

Contre
 
> l'augmentation des salaires (notamment du SMIC)
> la gratuité des cantines
 > le blocage des prix sur les produits de première nécessité
 > le gel des loyers
 > l'indexation des salaires sur l'inflation
 > la revalorisation des pensions de retraite au niveau du SMIC
 > la revalorisation des bourses étudiantes
 > la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité
 > une résolution pour sauver les migrants en mer

Abstention
 
> l'annulation de la réforme des retraites
> l'instauration d'un prix plancher pour les agriculteurices
 > l'indexation des salaires sur l'inflation


Si jamais il y a eu un doute, dorénavant il n'est plus possible : le vote RN est d'abord un vote bourgeois et libéral.

  • A celleux qui en ont marre de Macron et veulent du changement

Beaucoup d'électeurs n'en peuvent plus de la macronie et se disent qu'il serait même préférable de changer, que Marine Le Pen ne pourrait pas être pire que lui, sa politique et toutes les casseroles qu'il traîne derrière lui :
La tripotée de ministres mis•es en examen, la promulgation de lois sécuritaires et autoritaires, la criminalisation des écologistes et des immigrés, les forces de l'ordre avec le nouveau monopole de la violence légitime, la privatisation lente de tous nos services publics. Le pays soumis au règne jupitérien d'un homme qui n'entend ni le peuple, ni même ses propres conseillers, et prend un virage à droite toute, dans un pays où la gauche est présentée comme le nouveau péril de la République, qui sortirait même du sacro-sain "arc républicain", dans lequel, pourtant, le RN semble trouver sa place.

Cependant, il faut bien prendre conscience que sous Macron, nous avons pu défiler dans les rues, nous avons pu crier nos colères, nos haines, nos rages, nous avons fait des pétitions, des manifestations, nous avons brandis nos drapeaux et nos casseroles. Il y a eu de nombreux mouvements populaires dans les rues. Sous Marine Le Pen, cela ne sera plus possible. Dans tous les pays où l'extrême droite a été élue, le gouvernement se sert de tous les outils de l'Etat pour réprimer et museler toutes les oppositions, quitte à changer les règles de la législation et de la Constitution à son propre avantage. Macron ignore les corps intermédiaires, il sape les institutions, dirige seul, il méprise, mais il ne détruit pas, ni ne démantèle, tous ces contre-pouvoirs. Je comprends la lassitude vis-à-vis de Macron, évidemment, mais nous pouvons encore lui dire en face, dans les assemblées, dans les meetings, sur les réseaux, notre mépris. Si Marine Le Pen arrive au pouvoir, cette liberté d'expression sera muselée, assassinée, puis enterrée pour de bon.

Pour prendre un exemple concret, Marine Le Pen soutient activement Viktor Orban en Hongrie, elle affiche sa proximité avec ce politicien et son programme pour la France ressemble sur de nombreux points à celui d'Orban pour la Hongrie. Il a réformé la Constitution pour donner les pleins pouvoirs au parti majoritaire ; la Commission Européenne lui reproche ses atteintes au principe d'Etat de droit, le manque d'indépendance du pouvoir judiciaire, la mainmise sur les médias, la stigmatisation des minorités en particulier des LGBTQIA+...

Le changement qu'apportent Marine Le Pen et le RN est un changement régressif, un relent de fascisme. Un changement que l'on a vu, que l'on voit chez nos voisins aujourd'hui, et qu'il ne semble pas souhaitable de voir chez nous.
 

  • A celleux dont le•a candidat•e NFP est arrivé•e troisième dans leur circonscription et s'est donc retiré•e

A défaut de pouvoir voter pour ce parti dans vos circonscriptions, votez pour faire barrage. A défaut de pouvoir voter pour, il faudra voter contre.
Après la mascarade des dernières élections présidentielle et législative, sans parler des européennes, il est temps de remettre au goût du jour ce qu'on appelle le "barrage républicain". Le NFP et même le Parti présidentiel s'y sont soumis, pour la France, pour le peuple, pour nous. Dans chaque circonscription, le•a candidat•e qui sera arrivé•e troisième se retirera et appellera à voter pour le parti faisant face au Rassemblement National (qu'iel soit d'Horizon, d'Ensemble, des LR, du centre, de LIOT, peu importe). Pour que la France ne devienne pas raciste, pour qu'on puisse rester fier•e, pour conserver nos droits et nos libertés, pour que la gangrène fasciste qui semble monter partout en Europe ne nous atteigne pas, pour que nous puissions être un exemple de démocratie pérenne et heureuse : faisons barrage, ensemble. Même si c'est dur, même s'il reste encore 3 ans avant les prochaines présidentielles, même si ce temps semble infini, faisons en sorte qu'il passe plus vite et unissons nous. Inversons la tendance : Front Populaire plutôt qu'Hitler. Plus fort encore : tout, plutôt que Le Pen.

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